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Le livre des résumés

by Anne-Sophie Rigaud last modified 2007-01-10 03:41


JOURNEE INTER-SERVICE

De la Société de Gériatrie et de Gérontologie

D’Ile de France

A BRETONNEAU LE 23 JANVIER 2007

Avec le patronage de la Faculté de Médecine Paris-Diderot

 

9H30 9H50 Accueil des participants

 

9H50 10H00 INTRODUCTION de la journée

 Madame DES JARDINS  Directrice de l’hôpital BRETONNEAU

Dr Bruno BAUNE Président du CCM

 

MATIN

MODERATEUR : Dr Sylvie HAULON, Dr Yves WOLMARK

 

10H00 – 11H00 RESEAUX SANTE PUBLIQUE

Quels indicateurs d’efficacité pertinents pour les Equipes mobiles de gériatrie.

Frédéric BLOCH, Catherine BAYLE, Anne-Sophie RIGAUD Hôpital Broca,

Contexte : Conformément à la circulaire DHOS du 18 mars 2002, le nombre d’Equipes Mobiles de Gériatrie (EMG) n’a cessé de croitre dans les différents centres hospitaliers. Leur mode de fonctionnement particulier empeche l’utilisation des indicateurs d’efficacité hospitaliers classiques ; pourtant, avoir une évaluation de l’activité de ces équipes permet de la justifier et ainsi d’affirmer une légitimité à ces structures.

A l’issu de ce constat, l’IGAS, dans son rapport sur les EMG proposait plusieurs indicateurs possibles

Objectif : Apprecier la pertinence et les limites de plusieurs indicateurs d’efficacité de notre EMG au sein d’un CHU parisien.

Resultats :  Depuis la création de notre EMG, nous avons travaillé sur plusieurs outils susceptibles de refleter notre activité.

Les données habituelles (nombre de patients vus et nombre d’interventions, origine des appels, délai d’intervention, age moyen des patients….) sont des bons indicateurs de fonctionnement mais ne renseignent pas sur la qualité des soins ou la valeur ajouté des EMG.

Les enquêtes de satisfaction comme celle que nous avons réalisée aux urgences donne une idée générale de la satisfaction des équipes mais reste très subjective.

Les indicateurs d’efficacité usuels tels que la durée moyenne de séjour ou le pourcentage de réhospitalisations précoces sont intéressants mais doivent être analysés avec précaution car ils peuvent se preter à de nombreuses interprétations.

Il convient peut-être de développer de nouveaux indicateurs propres aux EMG, par exemple le pourcentage de patients dont le transfert en unité de gériatrie n’a pas été nécessaire grâce à l’intervention de l’équipe.

Conclusion : L’équipe mobile constitue l’un des nouveaux éléments de la filière gérontologique. Elle doit définir les critères les plus pertinents afin de prouver son utilité en terme d’expertise apportée aux équipes et aux patients.

 

Réseau gérontologique ancrage paris

de Stampa M.(1), Vedel I.(2), Ankri J.(2), Cassou B.(2), Teillet L.(1), Hernard J.C.(2)

(1)   Hôpital Sainte Périne, (2) UFR de médecine Paris Ile-de-France Ouest,

 

Problématique : en France, les personnes âgées fragiles vivent majoritairement à leur domicile mais ce maintien est rendu difficile par la fragmentation des services entre le domicile et l’institutionnel, le sanitaire et le social, le formel et l’informel et les soins de longue durée avec les soins aigus.

Objectifs : asssurer une meilleure coordination entre les intervenants sanitaires et sociaux, de ville et de l’hôpital afin de réduire la fragmentation des services et d’améliorer la qualité du maintien à domicile de la population fragile (qualité des soins, optimisations des trajectoires). 

Méthode : constitution d’un groupe de pilotage avec l’ensemble des professionnels intervenants auprés de cette population sur le territoire circonscrit du 16eme de Paris et construction collective du réseau afin de répondre aux dysfonctionnements exprimés par les professionnels.

Résultats : le réseau gérontologique se caractérise par un centre de coordination sanitaire adossé au CLIC (Centre Local Information Coordination) pour l’identification de la population cible avec une permanence téléphonique 24/24 et 7/7. L’évaluation exhaustive des besoins et le suivi est effectué par des gestionnaires de cas (référent soignant) en lien avec un nombre limité de médecins traitant et avec l’ensemble des professionnels de l’aide et du soins. L’interface ville-hôpital est réalisé avec deux gériatres mi-temps dans le réseaux et mi-temps dans 2 hôpitaux gériatriques du secteur pour les entrées directes en gériatrie, les sorties des équipes mobiles (douleurs-soins palliatifs, évaluation psychiatrique) et la mise en place du dossier commun partagé. Le réseau soutient les aidants professionnels et informels et met en place des formations communes multidisciplinaires et l’utilisation de protocoles communs. L’évaluation utilise une approche qualitative pour les pratiques professionnelles et la place de la personnes âgée et quantitative pour le suivi épidémiologique reposant sur la qualité de vie, la charge des aidants et les trajectoires dans le système (réhospitalisations, passages aux urgences, institution et décès). 

 

 

"Mise en place d'un réseau de santé Alzheimer : enquête de satisfaction des professionnels".

Dr JP Chesson, Président du Réseau Hippocampes, Dr L Guidez, Hôpital Privé Gériatrique Les Magnolias,

Dr B Delcamp,  Dr N Baptiste, C de Guillebon, Dr MF Maugourd, Hôpital G. Clemenceau,

 

Résumé

A l'issue de 18 mois de fonctionnement du réseau Hippocampes (réseau de santé destiné aux patients Alzheimer résidant en Essonne) une enquête de satisfaction a été menée par envoi d'un questionnaire aux 135 professionnels libéraux ayant signé la charte de collaboration du réseau.

 

61 professionnels (46,5 %) ont répondu, il s'agissait de : médecins généralistes  (43 %), orthophonistes (16 %), infirmiers (14 %), pharmaciens (10 %), psychologues (8 %), kinésithérapeutes (3 %). Les professionnels ayant répondu ont en moyenne 20 ans d'expérience, 75 % d'entre eux ont bénéficié d'au moins une formation par le réseau. 71 % pensent avoir amélioré leurs connaissances grâce au réseau et 80 % trouvent les formations pertinentes et utiles. Leur approche de la maladie d'Alzheimer a été modifiée : leur sensibilité vis à vis du patient (76 %), vis à vis de son environnement (82 %), et la nature des conseils qu'ils prodiguent (82 %).

 

Le rôle du réseau, en ce qui concerne le soutien psychologique et le conseil aux familles et la prise en charge globale pluri-disciplinaire, est plébiscité par 86 % d'entre eux. Le réseau permet aux professionnels de consacrer plus de temps (76 %) et plus d'écoute (76 %) aux patients et à leur famille. Il permet une meilleure compréhension des difficultés de ceux-ci (82%).

L'analyse des réponses (globalement très favorables) par catégorie professionnelle, montre que les médecins généralistes sont ceux dont les réponses sont le moins positives quant au fonctionnement du réseau et à sa gestion et qu'un effort tout particulier de communication et de travail en commun doit encore être mené vis à vis de ces derniers.

 

Etude rétrospective et descriptive des transferts en aigu de patients hospitalisés en soins de longue durée (gérontologie 3) au cours de l’année 2005

Amina BENZERROUKI, Roulan AL RAHISS, Jean- Philippe DAVID Hôpital EMILE ROUX 

 

Résumé :

 

Dans une population de 110 patients âgés hospitalisés en SLD, 40 ont été transférés (30 femmes et 10 hommes), en une année.

L'objectif est de comparer selon les critères médicaux, la population transférée (T) à la population non transférée (NT) (âge et sexe équivalent), pour déterminer d'une part, les motifs du transfert en aigu et d'autre part, les facteurs favorisant la décompensation, cause du transfert.

Les résultats de notre étude montrent deux populations majoritairement très âgées (80% des patients ont entre 81 et 98 ans), très dépendantes notamment pour la population transférée (GIR1 et GIR2 : 100% et 75% respectivement, T versus NT ; P<0,001), et très démentes selon l'échelle CDR (57% des patients T présentent une CDR = 3, versus 35% des patients NT).

Les patients du groupe T sont plus dénutris que les patients du groupe NT (P<0,01) de plus, ils sont polypathologiques et nécessitent une prise médicamenteuse très importante (P<0,05).

L'année 2005 témoigne d'un taux de décès très élevé dans le groupe T (57,5%) par rapport aux patients NT (10%).

 

A l'issue de cette étude, on constate une surmortalité dans le groupe des patients transférés comparativement aux patients non transférés, la question qui se pose à nous : hormis les patients dont l'état de santé relève de la chirurgie, est-il nécessaire de transférer les patients âgés hospitalisés en soins de longue durée?

 

Protection de la personne âgée  en USLD.

Dr B.Atchia, Mes H.Berart, E.Garoche,  M.Saber, M.Mathieu, Drs Boudiba, L.Sharifian, JJ.Arvieu.

Centre de gérontologie des Abondances.

 

Dans le souci d’améliorer la qualité de la prise en soin des résidents accueillis au centre de gérontologie des Abondances, nous avons initié, en 2005, des séances de formation auprès de tout le personnel en matière de bientraitance et de prévention de la maltraitance. Puis une enquête a été menée pour percevoir l’impact de cette sensibilisation du personnel à cette problématique éthique : la protection de la personne âgée en USLD.

Pour cela, un questionnaire a été distribué entre le 15 juin et le 13 juillet 2006.

Le questionnaire était composé de questions ouvertes pour ne pas induire de réponses.

1)     Qui doit être protégée en particulier ?

2)     Par qui la personne âgée doit-elle être protégée ?

3)     De qui doit-elle être protégée ?

4)     Quand doit-elle être protégée ?

5)     Où doit-elle être protégée ?

6)     Pour quelle(s) raison(s) doit-elle être protégée ?

7)     Comment doit-elle être protégée ?

8)     Pourquoi doit-elle être protégée ?

204 questionnaires ont été remis, et nous avons obtenu 49% de réponses.

Le dépouillement du questionnaire s’est appuyé sur des mots clés et des champs lexicaux.

1)     La personne à protéger est bien la personne âgée.

2)     Seulement 53% des réponses estiment que cette protection doit se faire à l’intérieur de l’établissement.

3)     Seulement 44% des réponses impliquent que le risque de maltraitance peut être le fait de chacun d’entre nous.

49% des répondants nomment les personnes potentiellement maltraitantes.

      4) 78% des réponses envisagent que la personne âgée doit être protégée à tout                moment.

       5)  84% des répondants pensent qu’il faut la protéger partout.

       6) Les raisons évoquées sont la fragilité et la vulnérabilité : 51%.

       7) La protection de la personne âgée doit se faire par :

             -une protection juridique : 21%

             -est de l’ordre de la responsabilité de tous : 52%.

       8) Elle doit être protégée pour être respectée dans son intimité et reconnue dans    « sa dignité inconditionnelle et consubstantielle » que pour 52% des répondants.

 

Les personnels sont donc bien sensibilisés à la protection de la personne âgée, mais les raisons de cette protection ne sont pas encore bien comprises pour 48% des répondants.
Il est donc nécessaire de continuer à travailler sur la notion de fragilité et de vulnérabilité de la personne âgée. Et il est important de mettre en lumière le sens des missions d’accueil et d’accompagnement qui sont les nôtres, puisque la moitié des personnels concernés ne se sentent pas responsables de la protection de la personne âgée.

 

 

11H00 12H15 NEUROLOGIE DEMENCE

La thérapie systémique dans le cadre de la maladie d’Alzheimer

Inge CANTEGREIL-KALLEN, Christelle MOINEAUX, Anne-Sophie RIGAUD Hôpital Broca,

 

 

La survenue de la maladie d’Alzheimer chez un des membres d’une famille peut provoquer toute une série de réactions psychologiques inadaptées au sein du groupe familial produisant des malentendus et difficultés de communication. Or, les décisions concernant la prise en charge du parent malade doivent idéalement être prises collectivement. Ceci nécessite une bonne communication à l’intérieur de la famille. Ainsi, il est important de renforcer les échanges familiales afin d’éviter des ruptures dans la prise en charge ou des attitudes de rejet du parent malade.

 

Dans l’approche systémique, la famille est considérée comme un système ayant une structure et des caractéristiques fonctionnelles propres qu’on ne retrouve pas forcément chez chaque membre individuel. Ainsi, la thérapie familiale systémique ne traite pas les membres du groupe familial mais le groupe en tant que tel.

 

L’objectif principal est d’améliorer le bien-être du malade grâce au changement des  comportements de communication dysfonctionnels des autres membres de la famille. Ces changements s’opèrent lorsque les membres de la famille prennent conscience des leurs interactions pathologiques. La clarification des conflits, l’analyse des niveaux de communication et l’expression des affects dans un lieu neutre, en présence de deux thérapeutes, permettent souvent une meilleure compréhension des conflits et de retrouver la communication au sein du groupe familial.

 

Depuis septembre 2006 la thérapie systémique est proposée aux familles qui sont en crise après l’annonce du diagnostic. L’intervention comporte 5 séances de 45 minutes chacune. Aujourd’hui 4 familles suivent cette forme de thérapie. L’objectif de cette présentation est de clarifier les objectifs ainsi que la méthode et techniques employés à partir d’exemples cliniques concrets.

 

 

Stimulation Cognitive et Contes de Fées

Martha de Sant’Anna,  Luc Heid et Anne-Sophie Rigaud – CMRR île de France.

 

Depuis quelques années nous proposons à nos patients Ma et MCI des ateliers de stimulation cognitive en groupe à l’hôpital Broca.

Dans le but de proposer le maximum de prises en charge diversifiée et pertinentes pour cette population, nous avons mis au point des nouveaux ateliers de stimulation cognitive basés sur les contes de fées.

Les contes de fées sont utilisés depuis une dizaine d’années dans les ateliers réservés aux personnes âgées en maison de retraite. Les contes s’inscrivent dans la mémoire sémantique et sont très appréciés des personnes âgées : ils leur ramènent des souvenirs de bien être de leur passé.

Nous avons voulu aller au-delà du plaisir partagé : nous proposons un travail interactif à partir d’un conte et des réunions qui ont lieu une fois par semaine.

Méthode : nous recevons des groupes de 10 patients pendant 5 semaines. Afin de mesurer l’impacte de ces ateliers sur la qualité de vie des patients et sur leur cognition, nous testons ces patients avant et après des 5 semaines et nous comparons les résultats à ceux de patients n’ayant pas bénéficier de la prise en charge.

La population : MA débutants et modérés (MMS allant de 20 à 27) et bénéficiant d’un traitement  spécifique.

Nous pensons que les patients qui bénéficient de la prise en charge auront améliorer leurs résultats aux tests à J-5. Les résultats seront connus dans les semaines à venir.

 

 

Corrélations anatomo-fonctionnelles chez des malades d'Alzheimer (MA): entre  Voxel- based morphometry (VBM) et tests psychométriques.

L. Hugonot-Diener (1,2), M. Sarazin (1), S. Kinkingnéhun (1,2), E. Guichard (1), T. Herguetta (1,2), M. Volteau (1), G. Dalla Barba (1,2), B. Dubois (1).  (1) Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, (2) Orsay 91401.

 

Objectif : Analyser les corrélations entre les performances neuropsychologiques et l’atrophie corticale dans la maladie d’Alzheimer débutante (MA)en IRM par la méthode de la voxel-based morphometry (VBM).

 

Population et méthode : Vingt patients ayant une maladie d’Alzheimer légère ont été inclus (âge moyen : 73,1 ± 5,0 ans, MMS : 24± 2,6, NSC : 5 ± 1,5).

Tous les patients ont eu (1) une évaluation clinique incluant une échelle de dépression et comportementale ; (2) une évaluation incluant l’épreuve de rappel libre, rappel indicé (mémoire épisodique), la batterie de Montanes (mémoire sémantique), la BREF et la CANTAB (attention et shifting en modalité visuelle) et une évaluation des praxies gestuelles ; (3) une IRM cérébrale. L’atrophie corticale mesurée en VBM selon la méthode de Good, était corrélée aux scores neuropsychologiques (corrélations linéaires). Les corrélations ont été analysées en SPM2 après application d’un masque, pour dégager le lobe temporal.

 

Résultats :

Une corrélation (seuillage  p< 0,01 non corrigé) a été observé : entre (1)  le score total de l’épreuve de rappel libre et indicé et l’atrophie du lobe temporal inférieur gauche et du gyrus fusiforme gauche, (2) entre les temps de réponse à la CANTAB Simple Reverse Latency avec le lobe temporal moyen et inférieur droit  et le gyrus fusiforme gauche, et pour le temps de latence de shifting avec le lobe temporal inférieur droit, le gyrus fusiforme droit et l’hippocampe droit.

Aucune corrélation n’a été montrée avec les tests de mémoire sémantique, les tests des fonctions exécutives et l’apraxie gestuelle probablement parce que les performances n’étaient que très légèrement altérées à ce stade débutant de la maladie.

 

Conclusion.

Les performances en mémoire épisodique verbales sont associées au degré d’atrophie temporale et du gyrus fusiforme gauche, alors que le maintien de l’attention et du shifting en modalité visuelle, sont associées au degré d’atrophie temporale droite. La technique de la VBM permet d’identifier les substrats neuronaux qui sous -tendent les troubles cognitifs dès les stades débutants de la maladie d’Alzheimer..

 

 

 

L’etat de mal non convulsif du sujet age : A propos de l’etude de six cas

Ducasse V. ,  Hached D. , Lidy C. ,  Benisty S. Hôpital Fernand Widal 

 

INTRODUCTION :

L’état de mal non convulsif (EDMNC) est une forme particulière d’épilepsie du sujet âgé. Ses caractéristiques sont mal connues et il reste souvent non diagnostiqué.

OBJECTIFS 

Décrire les caractéristiques séméiologiques, électrophysiologiques et le profil évolutif dans un échantillon de sujets de plus de 65 ans ayant présenté un EDMNC.

METHODES 

Une étude rétrospective a été réalisée à partir des sujets de plus de 65 ans admis dans les services de médecine du GH Lariboisière F Widal, et chez qui le diagnostic d’EDMNC a été porté à partir de la lecture de l’EEG.

RESULTATS

Six sujets ont été inclus. Aucun ne présentait d’antécédents d’épilepsie. Chez 4 sujets, un retard diagnostique de plus d’une semaine était présent. La présentation la plus fréquente était un syndrome confusionnel, sans manifestations motrices. L’analyse des EEG mettait en évidence des anomalies épileptogènes atypiques généralisées, mais de distribution souvent asymétriques. Sous traitement, une modification du tracé EEG a été observée chez tous les sujets, mais avec une amélioration clinique dans seulement 2 cas. 

DISCUSSION

En raison de sa présentation clinique non spécifique, l’EDMNC du sujet âgé est souvent non diagnostiqué ou avec retard. Le diagnostic repose sur l’analyse du tracé EEG, qui doit tenir compte des particularités observées chez le sujet âgé. Dans notre étude, le profil évolutif était souvent défavorable. Ceci est probablement favorisé par le fait que les décisions thérapeutiques sont mal codifiées et reposent souvent sur des données empiriques.

CONCLUSION

Les EDMNC  du sujet âgé restent une entité hétérogène. Ils doivent être recherchés devant tout syndrome confusionnel et toute modification de la vigilance. Des études thérapeutiques prospectives sont justifiées afin de proposer des recommandations adaptées aux caractéristiques de la pathologie mais aussi qui tiennent compte des marqueurs de fragilité du sujet âgé.

 

Syndrome démentiel d’évolution rapide: quelles étiologies ?

Sa. Galleron, M. Sebbagh, L. Petit, P.Koskas,  J. Daraux, O. Drunat. Hôpital Bretonneau.

 

Monsieur L, âgé de 82 ans est hospitalisé en unité de court séjour psychogériatrique pour bilan étiologique d’une altération cognitive avec humeur dépressive. Le placement récent de sa compagne en institution faisait évoquer le diagnostic de «dépression à masque démentiel». Toutefois, l’évaluation neuro-cognitive est peu contributive et surtout l’évolution de la dégradation cognitive est très rapide. En une semaine, il est constaté une dégradation de l’autonomie avec chutes, syndrome cérébelleux mixte sévère puis myoclonies. L’hypothèse diagnostique d’une maladie de Creutzefld Jacob est alors avancée. Les aspects électroencephalographiques et d’imagerie cérébrale sont compatibles avec ce diagnostic. Deux recherches de protéine 14 3 3 dans le LCR reviendront positifs mais du fait du caractère hémorragique des prélèvements de LCR, il est impossible de conclure définitivement.

A propos de cette observation, nous nous proposons de passer en revue les différentes étiologies d’un syndrome démentiel d’installation rapide et d’évolution subaiguë et de discuter d’une conduite à tenir systématisée.

 

 

Syndrome confusionnel prolongé ou démence à corps de lewy évoluant « favorablement »?

Quelques questions sans réponse

C.Nguyen-Blery, J. Baret, K. Deramchi, C. Browarski, M. Neves, V.Haddad, Hôpital Saint Camille

 

Réflexion diagnostique et thérapeutique à partir des cas cliniques de 2 hommes, âgés respectivement de 85 et 90 ans, jusque là tous deux en excellent état général, admis au cours de l’été 2005, l’un pour malaise demeuré inexpliqué mais suivi d’une broncho-pneumopathie sévère, l’autre pour fracture du col fémoral ayant justifié une arthroplastie.

Ces deux hommes ont présenté un syndrome confusionnel sévère, persistant quelques semaines après l’épisode initial. Dans les 2 cas, une démence à Corps de Lewy  a été diagnostiquée sur la base du tableau clinique et surtout du bilan neuropsychologique. Un traitement par ACE a été institué précocement.

Ces 2 patients ont été suivi en consultation sur 18 mois : l’un comme l’autre on évolué progressivement et favorablement, l’un des deux a même totalement normalisé son Gröber et Buschke.

Avec le recul, nous pouvons penser que, dans l’un comme l’autre cas, ces diagnostics ont été posés trop prématurément par rapport à l’épisode somatique initial, surtour en l’absence d’argument anamnestique formel en faveur d’un processus démentiel préexistant.

Cependant ces observations nous semblent poser des questions pertinentes pour notre pratique clinique :

1-     devant un syndrome confusionnel qui persiste quand doit on -et peut on- évoquer une démence sous jacente, en l’absence de symptômes identifiés préexistants ?

2-     dans le cas de ces 2 patients, quelque soit le bien-fondé du diagnostic, le traitement anticholinesterasique a-t-il joué un rôle bénéfique ? faudrait-il en recommander son usage dans ce type de situations, nonobstant le diagnostic étiologique ?

3-     Au-delà de certaines analogies cliniques, existe-il  des liens entre la DCL et la survenue de certains épisodes confusionnels ?

Cette présentation ne prétend malheureusement pas répondre à ces questions mais, beaucoup plus modestement, espère susciter une réflexion utile.

 

 

 

12H15 13H30 DEJEUNER OFFERT par les labortoires SERVIER

 

 

APRES-MIDI

MODERATEUR : Dr Michel ROGER, Pr Françoise PIETTE

13H30 14H45 THERAPEUTIQUE

Interaction entre les azoles topiques et les derives coumariniques

J-François Alexandra, Eric Pautas, Ph Mougenot

 

Nous avons réalisé une étude observationelle prospective entre 2003 et 2005 en hôpital gériatrique (Ch Foix) afin de rechercher l’implication d’azolés per-cutanés dans la genèse de surdosage en anti-vitamine K (AVK). Tous les patients avec un INR>5 ont été systématiquement inclus par une enquête téléphonique s’ils recevaient des azolés topiques au moment du surdosage. Les patients avec une anomalie préalable de l’hémostase ont été exclus.

Les dossiers ont été analysés retrospectivement et le degré d’imputabilité de l’azolé déterminé coformément aux données de la littérature.

Le phénotypage du CYP P450 2C9 a été systématiquement réalisé. Toutes les données concernant les complications hémorragiques, l’usage de vitamine K, les conditions d’usage de l’azolé et tous les médicaments reçus dans les 15 jours précédant le surdosage ont été collectées.

Pendant la période de l’étude, 7 surdosages ont été identifiés. Deux sont des surdosages où la responsabilité de l’azolé est « probable », elle est « possible » dans les 5 autres avec l’introduction concomitante d’autres traitements. La moyenne d’âge était de 89 ans, l’INR moyen à 9. Aucune complication hémorragique n’est à déplorer.

 

Il semble que l’usage d’azolés topiques puissent entraîner une potentialisation de l’effet anticoagulant des AVK soit de manière indépendante, soit en agissant comme co-facteur. Les surdosages peuvent être suffisamment sévères pour menacer le pronostic vital et le clinicien doit être vigilant devant un traitement à la fausse réputation d’inocuité.

 

Rôle pronostique du BNP dans une population gériatrique institutionnalisée.

Dr Lebourgeois Franck, Dr Bussy Caroline , PH, Hôpital Charles Foix.

 

Le BNP est un marqueur établi et récent  de diagnostic , de pronostic, voire de stratégie thérapeutique de l’insuffisance cardiaque. Son intérêt a bien été étudié chez le sujet jeune et plus récemment chez le sujet âgé. Cependant , la plupart des études gériatriques ont souvent analysé son rôle dans des situations aiguës (décompensation cardiaque ) ou dans des populations suivies en ambulatoire .Nous avons voulu savoir quel pouvait être le rôle pronostique du BNP dans une population gériatrique institutionnalisée en situation clinique stable.  

Notre étude prospective a donc consisté en l’analyse de la survie d’une population gériatrique hospitalière, après dosage en 2002 et 2003 du BNP en situation cardio-respiratoire stable. Les patients étaient « tout venants » et pouvaient donc avoir ou non un antécédent d’insuffisance cardiaque. La date de point a été fixée en Juin 2006 et le délai de survie a été corrélé avec différents paramètres établis au départ de l’étude.

Il ressort en analyse univariée que l’âge, la clairance de créatinine, les antécédents d’insuffisance cardiaque, la présence d’OMI, la prise de traitement cardiovasculaire et le BNP sont corrélés de façon significative à la survie .

En analyse multivariée, seuls l’antécédent d’insuffisance cardiaque et le BNP restent significativement corrélés à la survie.

Cette étude montre l’intérêt potentiel d’intégrer la valeur du BNP dosé en situation clinique stable dans la prise en charge ultérieure de nos patients.

 

 

Traitement des patients en AC/FA dans une unité de SSR. Etude rétrospective sur un an.

Didier Haguenauer, Julien Hadida, Hélène Safar,  Isabelle Vedel, Michel Roger et J Ankri.

Groupe hospitalier Ste Périne Chardon Lagache Rossini, AP-HP

L’arythmie complète par fibrillation auriculaire (AC/FA) est le trouble du rythme le plus fréquent. Il touche préférentiellement les personnes âgées. Le traitement anticoagulant par antivitamine K (AVK) est un élément majeur de la prise en charge de ces patients (diminution du risque emboligène) mais souvent ce traitement n’est pas prescrit en raison des risques encourus, particulièrement dans cette tranche âgée. Une étude rétrospective a été menée sur tous les patients admis dans une unité de SSR Gériatrique de l’Hôpital Sainte Périne à Paris (AP-HP) du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2005. Les antécédents et/ou la présence d’ACFA était recherchés ainsi que la prescription d’un traitement anticoagulant par AVK, les facteurs de risques emboligènes, les facteurs de risque d’effet indésirables et leur survenue.

238 patients ont été admis pendant la période étudiée. L’exhaustivité de cette étude était de 99.6% (1 dossier non retrouvé sur 238). L’âge de ces 67 hommes et ces 170 femmes était de 87±7 ans. 79 patient avaient un antécédent d’AC/FA ou étaient en AC/FA pendant l’hospitalisation, soit 33.3% de la population étudiée. Deux patients ont débuté leur AC/FA pendant leur séjour, soit 0.6% de la population étudiée. Les patients en AC/FA étaient significativement plus âgés que les patients sans AC/FA (88±7 versus 86±7). Le sexe n’avait pas de lien significatif avec la présence d’une AC/FA. 54.4% des 79 patients ont été traités par AVK, principalement par la fluindione (90% des 43 cas traités). Quatre accidents graves (surdosage avec hémorragie) aux AVK ont été notés.

De tous les facteurs étudiés, seuls la dénutrition, et la démence (respectivement Chi deux = 3.99, p = 0.046 et Chi deux = 4.87, p = 0.027) étaient liés à la prescription ou non d’un traitement par AVK. Les antécédents de chute, les pathologies neurologiques centrales, les troubles visuels ou auditifs, l’anémie ou le nombre de médicaments n’étaient pas liés à cette prescription. Aucun facteur de risque emboligène associé à l’AC/FA n’était significativement associé à la prescription d’AVK.

Au total, dans cette population de 237 patients, la moitié des 79 patients en AC/FA étaient traités par AVK et seules la démence et la dénutrition semblent liées à l’abstention thérapeutique.

 

Education du sujet âgé et observance thérapeutique

Carole Bilcik-Dorna, Odile Dhélin-Lienhard, Kamila Taleb, Stéphane Tessier, Sandrine Vaccaro, Claire Legrand, Sylviane Ferrand

, Isabelle Planchais, Olivier Drunat, Yves Wolmark. Hôpital Bretonneau.

Les personnes âgées sont souvent atteintes de plusieurs pathologies et la polymédication qui en résulte augmente le risque de iatropathologie et de mauvaise observance au traitement. Pour autant, le médicament occupe une place non négligeable dans la vie quotidienne du patient âgé, en particulier à domicile où les personnes âgées passent beaucoup de temps à s’occuper de leurs traitements : consultations médicales, analyses au laboratoire, déplacements à la pharmacie et temps quotidien de préparation.

La période d’hospitalisation constitue une période cruciale de déresponsabilisation du patient par rapport à son traitement de part la surveillance accrue de la prise de médicaments et les réflexes de contrôle qu’elle induit chez les professionnels. C’est à partir de cette observation que nous avons mené à l’hôpital Bretonneau, en partenariat avec le CRESIF, un programme de recherche action.

 

Ainsi, l’hôpital s’est s’engagé dans une politique de santé publique locale visant à optimiser l’observance des traitements médicamenteux et à prévenir les risques de ré-hospitalisation pour cause de non-observance.

 

Pour jouer ce rôle, le dispositif mis en place est centré sur la connaissance des médicaments et sur la prévention. Le parcours du patient a été fixé depuis les critères d’inclusion et le diagnostic éducatif initial jusqu’à la consultation médicale et infirmière effectuée en ambulatoire.

Une première série d’ateliers a été organisée fin 2006 et sera poursuivie en 2007.

 

Conclusion :

Au-delà des ateliers eux-mêmes, cette expérience modifie le regard de l’équipe hospitalière à l’égard des personnes âgées et de leur traitement, en prenant en compte leur capacité d’apprentissage, dans cette population souvent considérée comme passive et incapable de progression. Elle permet aussi d’aborder la question d’éducation thérapeutique du patient de façon généraliste, en dehors d’une pathologie déterminée.

 

Mots clés : Personnes âgées, éducation thérapeutique, hôpital, médicament, observance

Douleur et pansement dans l’évaluation des pratiques professionnelles.

V.Gautier, S.Haulon, G.Abitbol, N.Charasz. Hôpital BROCA

 

Dans le cadre de l’évaluation des pratiques professionnelles, nous avons évalué la prise en charge de la douleur au moment de la réfection des pansements. L’audit clinique est réalisé par un recueil sur les dossiers infirmiers du patient et les prescriptions qui sont informatisés.

La première phase consiste à relever : le traitement antalgique, le type de plaie, la prescription du pansement, et la présence ou non d’évaluation de la douleur.

30 dossiers sont audités : 58 pansements soit 1,93 par patient, pour des plaies qui sont des escarres dans plus de 50%. Il a y une prescription du pansement dans 50%  des cas.

80% des patients ont une évaluation de la douleur, dans 37,5 % des cas il y a une redondance de l’information. Dans 85% des cas, la douleur est évaluée au moment de la réfection du pansement. Parmi les patients évalués, ¾ sont douloureux, et 2/3 ont un traitement antalgique dont ¼ avec un traitement spécifique avant le pansement.

Après cet audit, on constate une prescription insuffisante du pansement, une évaluation de la douleur qui est faite, mais une dispersion de la traçabilité du résultat qui a pour conséquence, l’absence d’adaptation des antalgiques.

Après cet audit, les moyens d’actions mis en ½uvre pour améliorer les prescriptions sont les suivants :

  • Mise à jour du protocole pansement du groupe hospitalier,
  • Rédaction d’une procédure de prescription du pansement dans le logiciel de prescription,
  • Et mise à jour des fiches de surveillance du pansement, de la douleur et des éléments de la pancarte dans le logiciel du dossier.

Les indicateurs de suivis seront : le pourcentage de pansement prescrit et le délai entre un patient évalué douloureux et l’adaptation de la prescription d’antalgique.

 

 

Application d’hydrogel de morphine en topique sur une escarre douloureuse en service de geriatrie de l’hopital louis mourier (ap-hp) : a propos d’un cas et etat de la litterature

C.Boughida I Kirszenblat, N Bourdin, A Rippon, N Pons-Kerjean, P Charru Hôpital Louis Mourier.

 

L’action périphérique des opioïdes sur les plaies chroniques inflammatoires constitue une nouvelle approche du contrôle de la douleur  Cette galénique originale cherche à donner un confort analgésique équivalent à l’administration systémique en réduisant les effets indésirables centraux. Bien que de nombreuses interrogations subsistent, les études pilotes se multiplient selon des modes opératoires différents, avec des patients, des plaies, des opioïdes et des supports topiques variés. L’évaluation de la douleur est toujours faite par autoévaluation.

L’originalité de notre présentation réside dans le choix d’une plaie d’escarre, avec un protocole de titration fixe de morphine au 0,1 % dans un support d’Urgohydrogel® chez une patiente âgée démente. L’évaluation de la douleur a fait appel à l’échelle d’hétéroévaluation ECPA.

Nous présentons le cas de Mme F, âgée de 83 ans,  hospitalisée en soins de longue durée pour démence évoluée à corps de Lewy, et insuffisance rénale terminale (clearance de créatininémie < 8ml/mn). Elle a développé une escarre sacrée (stade 3) de 10x9 cm,  douloureuse, insuffisamment contrôlée par des antalgiques de niveau 2 responsables de complications centrales (somnolence, perte de contact, baisse de la prise alimentaire). Après accord de la famille et information de la patiente, elle a été incluse dans le protocole mis au point par l’ équipe pluridisciplinaire constituée des soignants de l’unité  et de la pharmacienne, la stomathérapeute et l’infirmière douleur  de l’hôpital. Le suivi en équipe a eu lieu du 13 au 30 juin 2006, jusqu’à son décès. L’application de morphine à 0,1 % à chaque pansement a permis une amélioration des paramètres douloureux rapide et stable, avec une régression des effets indésirables. Nous n’avons pas assisté à une aggravation de la plaie.

Notre équipe a  rédigé un cahier d’observation pour standardiser le recueil d’information avant une diffusion multicentrique.

 

 

 

 

 

 

14H45 16H00 NUTRITION / URO-NEPHROLOGIE

Incidence sur les traitements d’une évaluation adaptée de la fonction rénale

Virginie Fossey Diaz, Bruno Baune, Celine Moreau, Rabéa Cotteret, Françoise Escourolle, Yves Wolmark. Hôpital Bretonneau.

L’HAS recommande, chez les patients âgés polymédicamentés d’évaluer, mensuellement,  la fonction rénale par la formule de Cockcroft and Gault.

Hors, cette formule présente des limites, principalement aux âges extrêmes (plus de 80 ans ).

Le calcul du débit de filtration glomérulaire par la formule de MDRD, validée dans la population Nord américaine ne fait intervenir que les paramètres : créatininémie, sexe, âge, appartenance ethnique  et non pas le poids. Elle semble de ce fait plus appropriée, à la population gériatrique, d ‘après la littérature.

Le choix d’une des formules a cependant un impact majeur sur la prise en charge des patients gériatriques dans la mesure où les taux de clairance de la créatininémie diffèrent de façon significative selon la formule utilisée.

Cette différence est illustrée par le calcul de la clairance de la créatininémie de   patients hospitalisés à Bretonneau, recevant, un jour donné, l’un des deux  traitements suivants : Ebixa, Oflocet,

Les doses attribuées étaient fonction de la clairance de la créatininémie calculée selon la formule de Cockcroft and Gault. 17 patients étaient alors traités par Ebixa, 11 % d’entre eux avaient pleine dose et  89 % recevaient demi-dose .En cas de calcul de la clairance par MDRD  61 % auraient reçu pleine dose contre 39 % demi-dose.

28 patients étaient alors traités par oflocet : 32 % d ‘entre eux recevaient pleine dose et 68 % demi-dose. En cas de calcul de la clairance par MDRD 79 % auraient reçu pleine dose contre 21 % demi-dose.

Nos patients sont- ils sous dosés ?

Cette étude fait apparaître la nécessité d’évaluer de façon pertinente le débit de filtration glomérulaire chez les plus de 75 ans, afin d’optimiser leur traitement.

 

Evaluation de l’etat nutritionnel a l’admission  en court sejour geriatrique et en soins de suite et readaptation.

S.Samandel, I.Stoianovic, E. Karoubi, A.T. Poupard, N. Faucher, L. Girard, S. Legrain.

Groupe hospitalier BICHAT-CLAUDE BERNARD.

 

A l’hôpital, la prévalence de la dénutrition chez les sujets âgés est estimée à environ 50% dans les services de court séjour(CS) et de Soins de Suite et Réadaptation (SSR). Ainsi, la dénutrition devient une priorité dans la prise en charge des patients âgés hospitalisés. Afin d’optimiser notre prise en charge, nous avons voulu évaluer l’état nutritionnel des patients en début d’hospitalisation en court séjour gériatrique et en SSR.

Méthodes : l’étude s’est déroulée du 1er février au 30 avril 2004 en court séjour et du 1er juin au 31 décembre 2005 en SSR. L’évaluation a porté sur le recueil à l’admission des caractéristiques démographiques, du diagnostic principal  et des diagnostics associés, et du statut nutritionnel. Les marqueurs de dénutrition étaient une perte de poids > 3kg au cours des 3 derniers mois, et/ou un score au MNA< 24, et/ou une albuminémie < 35g/l. Tout patient ayant au moins un marqueur de dénutrition et/ou des ingesta (calculés sur 3 jours) < à 30 kcal/kg/j était considéré dénutri ou à risque de dénutrition.

Résultats : 85 patients ont été inclus  en CS, 109 en SSR. L’âge moyen est à 86,7 ans en CS et 84.4 ans en SSR. 75 patients (88,2%) ont été considérés comme dénutris ou à risque de dénutrition en CS et 109 (100%) en SSR., 41% avaient une perte de poids de plus de 3 kg en 3 mois en CS et 34% en SSR, 89% ont un score global au MNA < 24 en CS et 79% en SSR, 73% avaient une albuminémie < 35 g/l en CS et 83% en SSR, 90% avaient des ingesta < 30kcal/kg/j en CS et 64% en SSR.

Conclusion : Dans notre étude, la prévalence du risque nutritionnel est très élevée, contrastant avec les données de la littérature. La dénutrition est grave dans près d’un tiers des cas, justifiant une prise en charge urgente.

 

 

Incidence et caractéritiques cliniques des infections urinaires symptomatiques dans un hôpital gériatrique.

Nicole Habber Carole Szekely Hôpital Charles Richet.

MANQUE RESUME

 

Rééducation et reprise de l’alimentation per os d’un patient faisant des troubles de déglutition.

Catherine d’Andréa  Emilie Claveau  Hôpital Kremelin-Bicêtre

 

 

Après une fausses route et/ou des troubles de déglutition, la reprise de l’alimentation est toujours délicate.

En raison des risques de complications infectieuses, la rééducation et la prévention seront importantes, pour cette reprise alimentaire. L’évaluation globale par l’orthophoniste,  les équipes médicales et para médicales est nécessaire afin de connaître les possibilités motrices et cognitives de la personne âgée, puis mettre en place des choix thérapeutiques.

 

Ces choix se feront en fonction :

- D’une récupération spontanée et une bonne compréhension.

- S’il n’y a pas de récupération spontanée ni/ou une bonne compréhension.

- S’il n’y a pas de récupération spontanée ni une bonne compréhension, qu’il paraît impossible de reprendre une alimentation dans les semaines à venir.

 

En cas d’impossibilité de reprise per os immédiate, une pose de sonde (naso gastrique ou de gastrostomie) sera envisagée.

La rééducation motrice se fera ainsi  moins dans l’urgence.

Il faudra toujours mettre en avant le principe de précaution, et bien s’assurer de la vigilance de la personne ; en tout état de cause l’aspect éthique devra primer et la décision thérapeutique sera prise en considérant les potentiels de récupération, les réels désirs de la personne, et les limites thérapeutiques.

 

Statut buccal et hygiène buccale  en soins palliatifs gériatriques

F. Andreescu , V. Darées , H-P. Cornu . Hôpital René Muret-Bigottini,

 

Les pathologies buccales augmentent de fréquence avec l’âge, du fait d’un vieillissement buccal associé à des facteurs de risques d’altération buccale généraux et / ou locaux et d’une hygiène buccale souvent défectueuse.

Un diagnostic précoce et précis est fondamental. Santé et confort oraux sont des pré-requis à une fonction masticatoire correcte, à une bonne nutrition, à la communication interpersonnelle et à une vie sociale.

 

Nous nous sommes intéressés au statut buccal, dans une Unité de Soins Palliatifs Gériatriques. L’étude porte sur 15 patients ; le statut buccal a été évalué par un interrogatoire, un examen clinique local et évalué par la grille du Nebraska.

               Dans un premier temps, un bilan a l’entrée a été réalisé en recueillant ces données et des critères généraux (âge, sexe, diagnostic, alimentation, autonomie, substances thérapeutiques, en particulier sialoprives et antibiotiques, soins de bouche prescrit). Une réévaluation du statut buccal et de l’autonomie des patients a été réalisée à J 15.

               Les résultats montrent une population âgée en moyenne de 81 ans, principalement féminine 66 ,66%, les diagnostics prédominants sont des cancers d’origine divers 80%, l’alimentation orale est importante 86,66%, le GMP est à 733,33, les bouches sont moyennement altérées.

               Tous les patients reçoivent au moins un traitement connu pour altérer la cavité buccale : 93 % au moins un médicament sialoprive, 33,33% au moins un antibiotique et 26,66% une association d’au moins un sialoprive et au moins un antibiotique.

               Les patients ont tous reçus des soins d’hygiène buccale adaptés en fonction de l’altération de la bouche et de leur autonomie. A J15, on retrouve une amélioration significative du statut buccal, malgré une dépendance plus importante (non significatif).

 

Malgré la petitesse de notre échantillon et bien que l’étude ait été réalisée dans une structure spécifique (soins palliatifs gériatrique), on démontre que cette grille d’évaluation est utile autant pour le dépistage, que pour la surveillance du statut buccal des patients gériatriques.

 

Un train peut en cacher un (des) autre(s) !

Bernard Verlhac, Caroline Valentin Hôpital Ste Périne.

                      Madame D, âgée de 92 ans, est hospitalisée en USLD pour diminution d’autonomie secondaire a une DTA.

                      Le 02 121 06, la patiente est brusquement fébrile a 39°6 à 21 h 30, sans aucun point d’appel en dehors d’un vomissement post prandial vers 19h30…ce qui avait entraîné une surveillance. L’examen de l’interne de garde ne retrouve pas de localisation et évoque un début de gastro-entérite (quelques autres cas dans le service). Le lendemain la fièvre est modérée a 38°1 et on retrouve des crépitants à la base droite, puis en axillaire droit. Le bilan biologique : hyper leucocytose 17800, 95% PN, CRP à 55. Début d’un traitement par Rocéphine par voie sous cutanée devant cette infection pulmonaire.

                     La surveillance biologique permet de déceler une insuffisance rénale s’aggravant ( clearance passée de 30 à 18 ml /mn) alors qu’une déshydratation relative a été corrigée…

                     La bandelette urinaire est positive et on demande de principe (fosses lombaires souples et indolores) une écho abdominale qui révèle un syndrome obstructif rénal droit lithiasique, confirmé par l’uro scanner fait en urgence. Transfert en urologie où une sonde double J a été posée.

                    Cette observation attire l’attention sur la nécessité de bilan clinique et para clinique très complet lors d’une infection, les causes pouvant être multiples (gastro entérite, pneumonie, infection urinaire ici) avec une cause primitive éventuelle (fausses route lors du vomissement ?, calcul enclavé pour l’infection urinaire) .La surveillance biologique rapprochée permet de constater rapidement une régression des signes infectieux et de déceler une complication. Ici le rein droit a été sauvé, une évolution à bas bruit vers une pyonéphrose aurait été probablement la conséquence de l’absence du 3ème diagnostic.

 

 

 

 

 


POSTER

 

Granulomatose de Wegener (GW): à propos de 7 cas gériatriques.

Samia SAMANDEL, Olivier LIDOVE Hopital BICHAT-Claude Bernard

Nous rapportons 7 cas (3F,4H) âgés de 77.5 (73-81) ans, dont le diagnostic de GW a été porté en moyenne à 74.5 ans dans une population gériatrique. Les patients ont été suivis 3 (0.5– 13) ans et sont actuellement tous vivants.

 

Le diagnostic de GW a été  évoqué sur une atteinte multiviscérale : ORL (6/7), pulmonaire (5/7) et rénale (5/7) documentée par PBR dans 4 cas. La créatininémie moyenne de ces patients était de 238 (78-534µmol/l) soit une clairance moyenne à 33.15 (8.8-80) ml/min. Les anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA) étaient positifs dans tous les cas avec une fluorescence diffuse (c-ANCA)  et en ELISA une spécificité anti-protéinase 3 (6/7) ou anti-myéloperoxydase (1/7). Six patients ont reçu une immunosuppression soit sous forme de bolus IV de cyclophosphamide (5/6) avec une dose totale cumulée moyenne à 5.8(3-11) grammes, soit de l’azathioprine  à la posologie de 2mg/kg (1/6). Seul 1 patient a bénéficié d’une corticothérapie seule. Trois patients ont bénéficié d’un traitement d’entretien associant corticoïdes à doses décroissantes et azathioprine. Les 4 autres patients sont encore à phase d’induction de rémission. Trois patients sont considérés actuellement en rémission complète, dont 1 en insuffisance rénale terminale depuis 6 ans.

Ces 7 observations illustrent la problématique de la prise en charge de la GW chez le sujet âgé. La PBR n’est pas une étape indispensable au diagnostic si la clinique et la biologie sont parlantes. Le traitement d’induction de la GW nécessite l'utilisation de cyclophosphamide car la tolérance en est bonne, et surtout les 7 patients sont en vie avec un recul moyen de 3 ans par rapport au diagnostic. Cette thérapeutique n’exclue pas les rechutes au cours de cette affection justifiant un traitement d’entretien et un suivi régulier et prolongé.

 

Parole de chien aux abondances a propos de six cas

Dr B.Atchia, Dr L.Sharifian, S. Letendu, M.Saber, N.Fehri, C.Ringuier, M.C.Joannet, I. de Tournemire, E.Garoche, Dr Y.Boudiba,  Dr Arvieu. Centre de gérontologie des Abondances.

 

Sur l’intime conviction qu’un animal domestique, en particulier un chien, peut apporter un bien-être aux résidents et aux patients de long séjour, nous avons contacté l’association de chiens visiteurs « parole de chien ».

 

Ceux-ci interviennent en binôme, chien et maître, deux fois par mois, et cela depuis le mois de mai 2006. La visite, en chambre, consiste en un tête-à-tête chien-résident. Le maître n’est là que pour introduire, traduire et amener le chien là où le résident le désire.

 

Un soignant, aide-soignant, cadre ou médecin, assiste à l’entretien et note les paroles échangées, l’attitude du résident et son désir ou son plaisir.

Nous avons pu constater des changements au cours du temps :

3 résidents se sont ouverts à la communication et accueillent désormais le chien avec beaucoup d’histoires à lui raconter.

2 résidents effectuent des gestes que la kinésithérapeute n’a pas pu obtenir que très difficilement lors de la rééducation.

1 résidente essaie de se souvenir des caractéristiques du chien. Elle y parvient…presque !

 

Cette expérience, encore trop courte, est encourageante. Nous souhaitons démontrer que l’activité associant l’animal a des perspectives d’avenir. Des ateliers thérapeutiques pourraient se développer : mémoire, rééducation, psychothérapie avec le chien comme médiateur.

 

 

Analyse dynamique non lineaire du centre des pressions de personnes agees atteintes de la maladie d’alzheimer

 J.lagadec ; MM.Ramanantsoa ; P.Koskas;  S.Stirati ; E.Guilliano ;O.Drunat Hôpital Bretonneau.

 

 

Nous avons comparé dans cette étude la posture debout au repos de sujets féminins présentant une maladie d’Alzheimer à celle de femmes âgées saines appariées en âge. L’objectif de cette étude était d’identifier à l’aide des outils proposés par l’analyse de diffusion du stabilogramme d’une part et par l’analyse de la dimension fractale d’autre part des critères caractéristiques d’instabilité posturale susceptibles d’expliquer le taux anormalement élevé de chute chez ce type de patientes. L’analyse de diffusion du stabilogramme révèle des différences de comportement postural chez les patientes Alzheimer comparativement aux sujets âgés sains. La dimension fractale ne semble pas être un critère discriminant. Le paradigme de double tâche affinerait peut-être nos résultats, sachant que la démence demeure avant tout une altération des fonctions supérieures.

 

MOTS CLES :

 

Analyse dynamique non linéaire – contrôle postural – maladie d’Alzheimer – diffusion du stabilogramme – dimension fractale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un nouvel outil d'aide à l'expression

T. Meunier, R. Noel, S. Verdier Hôpital Georges Clemenceau.

 

Notre expérience au sein de l’hôpital de jour nous a révélé que peu d’espace était prévu pour permettre à nos patients de s’exprimer sur leur(s) pathologie(s), leur(s) peur(s), leur(s) handicap(s)… Nous avons créé cet atelier dans le but de leur fournir un espace de parole et  d’écoute privilégié, et  qui leur permet également d’échanger entre eux.

Pour aborder ces différents sujets, nous avons créé des outils spécifiques, qui sont différents selon le degré de sévérité des déficits rencontrés par nos patients.

Cet atelier se divise en deux parties : un premier temps où le patient travaille en binôme avec un soignant, et un second temps où les patients ainsi que les soignants se retrouvent en groupe afin de s’exprimer et d’échanger sur le travail précédemment effectué.

Nous proposons aux patients une feuille de format A3 sur laquelle est dessiné un contour humain (sexe indéfini). Nous leur proposons plusieurs phrases ou dessins par thématique, et nous leur demandons de choisir parmi les propositions celle(s) dans laquelle (lesquelles) ils se reconnaissent le mieux. Les items choisis seront alors collés où ils le souhaitent sur leur feuille. Nous les encourageons également à faire de nouvelles propositions si les choix qui leurs sont présentés ne sont pas suffisants.

Le travail en binôme est un moment privilégié de parole.

Le temps de groupe permet l’échange de ce travail, et surtout, permet aux patients de réaliser qu’ils ne sont pas seuls à rencontrer les mêmes difficultés.

Cet atelier révèle une grande richesse, la plupart des patients qui y ont participé ont été enthousiasmé et certains ont exprimé le bénéfice qu’ils en tiraient (« je ne suis pas seule, tout de suite ça va mieux »).

 

 

 

Système de communication informatisé, destiné aux personnes ayant des troubles cognitifs

S. Thévenet, J. De Rotrou, M. De Sant'anna, A.S Rigaud (1) A. Ghorayeb, V. Rialle (2)

1- Hôpital Broca, Paris  2- Laboratoire TIMC-IMAG UMR CNRS 5525, Grenoble

Système de communication informatisé, destiné aux personnes ayant des troubles cognitifs

 

La maladie d'Alzheimer (MA) entraîne notamment des troubles de la communication, ainsi qu'un isolement social. Afin d’éviter cette situation, un système de communication, nommé ECOVIP, a été conçu. Ce système offre plusieurs voies de communication sociale et intergénérationnelle. Toutes les interactions se font de manière tactile et audiovisuelle.

 

Objectif : Développement d'un système visiophonique informatisé pour la communication adaptée aux déficits des patients.

 

Sujets et Méthode : Un test préliminaire d'usage de ce système en milieu hospitalier a été effectué auprès de personnes âgées : groupes normaux, MCI et MA.

12 personnes âgées sans trouble cognitif, 13 patients MCI et 9 patients MA ont manipulé ce système et l'ont testé 2 par 2.

 

Le système proposait plusieurs possibilités :

- Sélection par un stylet de l'interlocuteur pour communiquer on line

- Envoi de message vocal ou écrit

- Guide vocal

- Information sur le statut de disponibilité de l'interlocuteur…

 

L'observation de l'accessibilité, de la satisfaction et de la compréhension d'actions portait sur des fonctions de communication et était sous-tendue par un questionnaire.

 

Résultats : L’analyse du questionnaire montre que 89% des personnes interrogées sont satisfaites de cet outil.

En dépit de quelques difficultés rencontrées sur certaines interfaces, les résultats se révèlent très encourageants.

 

Conclusion : Cette étude préliminaire montre que ce dispositif est accessible aux patients ayant des troubles cognitifs.

La manipulation d’une nouvelle technologie par des patients montre la pertinence de ce dispositif susceptible de faciliter la communication et de lutter contre l’isolement social.

 

Perspective : Certaines interfaces vont être simplifiées à la suite des remarques et des observations. Cette simplification permettra une meilleure manipulation par les patients. Ce travail entre dans le cadre d'un projet plus vaste d'évaluation d'un système de téléassistance au domicile des patients souffrant de MA (financement RNTS- Oséo-Anvar).

  

 

Evaluation de l’activite medicale dans une unite de soins de longue duree a l’aide du pmsi ssr

Dr BOUZIT Aziza ,Dr PASQUIERS-NAGA Florence., Dr DAVID Jean-Philippe.

Centre Hospitalier Emile Roux  

 

RESUME :

 

Le gouvernement a présenté un projet de transformation des SLD en EHPAD (article 12 de la loi d’habilitation du 9 décembre 2004).

Pourtant, les patients des SLD sont très dépendants et ont besoin de soins médicaux continus.

L’enquête réalisée pendant un mois (du 2 au 29 janvier 2006) à l’aide du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) dans les lits de SLD et de SSR dans un établissement de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris à montré :

ü      Une population très âgée, féminine et poly pathologique ;

ü      Les patients de SLD sont plus déments et dépendants, ils présentent autant de semaines d’accutisation que ceux du SSR et de même type ;

ü      ¼ des patients du USLD ont présenté une décompensation au cours de la durée de l’enquête et seulement 11,5% d’entre eux ont été transférés, les autres ont été traité sur place.

 

Le SLD peut être une alternative aux prolongations d’hospitalisation du SSR.

Une grande majorité des patients de SLD ne peuvent être pris en charge dans les EHPAD comme souhaite le faire la réforme sur les SLD. Ceci confirme les résultats de la coupe PATHOS 2006.

 

 

 

 

 

« Pas sans ma fille… »

Vania Leclercq, Jacques Daraux, Fabienne Ploskas, Pierre Koskas, Olivier Drunat Hôpital Bretonneau

 

Nous présentons ici le cas complexe et « gériatrique » de Mme D, 67 ans, adressée dans le service de gériatrie à orientation psychiatrique  pour évaluation d’un syndrome confuso-délirant. Mme D est gardienne d’immeuble et vit avec son mari et sa fille de 47 ans dans la loge, repousse le moment de sa retraite depuis 2 ans.

L épisode aigu s’est manifesté à la suite d’une intervention chirurgicale avec mise en place d’une prothèse pour gonarthrose. Par ailleurs, un cancer du sein vient d’être diagnostiqué.

Cette nouvelle tragique la précipite vers la mort, le secret de famille et les non dits surgissent et s’imposent, elle ne peut les emporter avec elle. Le tableau est délirant, à thème mélancolique avec autoaccusation, mais aussi hystériforme avec prostration et fluctuation, cette dernière faisant évoquer une note confusionnelle. Les thérapeutiques instaurées  à l’hôpital psychiatrique de secteur n’ont été d’aucune efficacité. Elle fait, le jour de son arrivée dans le service, lors d’un paroxysme anxieux et en situation d’abandon, une tentative de suicide.

Ce cas complexe a nécessité une prise en charge globale et pluridisciplinaire pour mettre à jour et apaiser tous les conflits intérieurs : mise en confiance et cadrage par l’équipe soignante, soutien psychologique, entretiens psychiatriques multiples, évaluation neuropsychologique, mais aussi somatique, examens complémentaires, consultations spécialisées, bilan ergotherapique, prise en charge kiné. Une collaboration « neuro-psycho-gériatrique » était indispensable. L’enjeu était à la fois de prendre en charge des affections somatiques graves et notamment de programmer le traitement du cancer, d’éliminer une affection neurologique surajoutée, de préciser les capacités intellectuelles de la patiente et de l’accompagner dans la levée des non dits et du Secret pour apaiser l’angoisse et le délire.

Car Mme D ne veut pas partir au Touquet pour sa retraite, et se séparer de sa fille …

 

 

 

 

Jardin therapeutique des abondances

L. Sharifian, B. Atchia, F. Bordjian, H. Berard, S. Bertho, C. Barclay, S. Montardon, D. Jusseaume, J.J. Arvieu.

Centre de Gérontologie « Les Abondances » - Boulogne-Billancourt

 

« Regarde-moi » est un jardin particulier.

 

Ce jardin a été imaginé et réalisé par des patients d’un service de psycho gériatrie, avec l’encadrement de soignants. Les patients participent à toutes les étapes de sa réalisation, des semis à la récolte, en passant par le  choix du nom du jardin ; ils élaborent par eux-mêmes les projets de plantation et effectuent les achats de plantes.

 

Ce jardin est thérapeutique dans la mesure où une équipe de professionnels connaissant bien les pathologies rencontrées en psycho gériatrie, guide les activités dans le but de favoriser la subjectivité et l’estime de soi des patients. Le choix de l’activité de jardinage ne s’est pas fait au hasard. Il s’agit d’une activité créatrice qui aboutit à des résultats concrets, visibles et qui est ainsi propice à la mise en évidence des aptitudes de chacun.

 

La communication en petit groupe, tant avec ses pairs qu’avec les professionnels présents, est au c½ur de la thérapeutique. La subjectivité passe par la relation de soi à soi mais aussi par la relation de soi à autrui. Les capacités relationnelles, souvent altérées par la maladie, sont ici facilitées par l’activité proposée et la dynamique de groupe.

 

Tout au long des huit mois d’activité, soignants et patients eux-mêmes, ont été surpris par les capacités auparavant restées latentes de chacun. La dépense d’énergie lors des séances et l’intérêt de chacun pour l’½uvre en cours ont fait baisser les troubles du comportement des malades.

 

Une relation de confiance s’est progressivement tissée, permettant à chacun de baisser ses défenses, d’oser davantage être soi-même et de pouvoir évoquer sans risque ses propres limites en demandant de l’aide par exemple au lieu de masquer ses manques.

 

Cette activité, au rythme des saisons, modifie le rapport au temps des patients et leur permet tout autant de se projeter dans l’avenir en s’appuyant sur un projet concret et accessible que de se pencher sur leurs souvenirs ravivés par l’activité même.

 

 « Regarde-moi » rayonne aujourd’hui sur l’établissement.

 

 

 

Interet therapeutique de l'atelier jardinage En service de soins longue duree

Mélina HENRIOT, Nathalie JAN . Centre Hospitalier de Saint-Calais

 

Ce projet est le fruit d’un travail d’équipe réunissant les compétences de l'ergothérapeute et du neuropsychologue. L'atelier jardinage nous a paru être un objet de médiation thérapeutique idéal pour permettre à un petit groupe de personnes âgées dépendantes de se retrouver autour d'une activité appréciée et pratiquée par eux dans le passé.

Le groupe de résidant qui participe à cet atelier n'est composé que de cinq personnes pour faciliter la communication et l'écoute. Tous ont un point commun: une perte d'autonomie qui ne leur permet plus de vivre en maison de retraite ou à domicile. Néanmoins, le groupe est hétérogène en ce qui concerne les pathologies: maladie d'Alzheimer, schizophrénie, déficience intellectuelle congénitale... Les objectifs de l'atelier pour chaque participant ne sont donc pas tout à fait les mêmes. Cette mixité des prises en charge ne pose aucun problème, car comme nous allons l'exposer ci-dessous, le jardinage est un média très riche qui permet de développer des actions thérapeutiques très variées:

*Il est un moment d'échange, de socialisation, de discussion et de partage.

*Il favorise la mobilisation de nombreuses fonctions cognitives: mémoire, réminiscence, orientation temporelle, planification, mise en place de stratégies, adaptation aux différentes contraintes, maintien de l'attention, langage, initiation motrice et verbale.

*Il apporte un bien-être psychologique: augmentation de l'estime de soi, valorisation par le produit d'un travail, prise de confiance en soi, prise d'initiative, activité relaxante.

*Et enfin, cette activité permet: un maintien des capacités physiques, le travail du geste (praxie), le maintien ou l'augmentation de la dextérité, la coordination des mouvements…

Dans l'ensemble, cet atelier permet d’accroître le bien-être et l’autonomie des résidants, de les préserver du repli sur soi et de la solitude en favorisant l’ouverture sur le monde extérieur. L'atelier jardinage comme objet de médiation thérapeutique a donc toute sa place en long séjour.

 

Les hallucinations visuelles chez le sujet âgé : comment y voir clair ?

S. Stirati-Buron, E. Guiliano, P. Koskas, A. Blanchard, O. Drunat. Hôpital Bretonneau.

Les hallucinations visuelles sont un symptôme fréquemment rencontré en gériatrie. La multiplicité de ses étiologies rend sa prise en charge difficile. Nous proposons d’illustrer cette difficulté diagnostique à travers un cas clinique.

Une femme de 82 ans adressée par son neurologue à la consultation mémoire pour des troubles du comportement évoluant depuis deux ans. Elle décrit des hallucinations visuelles élaborées sans aucune critique. Une première exploration avait déjà conclue à une démence à corps de Lewy, mais des éléments atypiques attirent notre attention : syndrome de Gertsmann, syndrome de Balint, prosopagnosie, apraxie d’habillage et agnosie visuelle (aperceptive). D’autres hypothèses diagnostiques sont alors évoquées telle le syndrome de Benson.

Au regard de cette démarche diagnostique nous proposons un arbre décisionnel dont l’objectif est d’aider le médecin à orienter son diagnostic étiologique face à ce symptôme déroutant.

 

 

A propos d’une série de cas d'infections à Clostridium difficile.

Les difficultés rencontrées

V Moulin, P Le Plat, L Alzieu, P Bocquet AM Lezy Mathieu, Hôpital Corentin Celton,

Le Clostridium difficile est la principale cause de diarrhées nosocomiales chez l’adulte.

La survenue d’épidémies sévères dans les hôpitaux gériatriques du nord de la France, nous a conduit à délivrer des informations régulières auprès des médecins et du personnel soignant sur la conduite à tenir en cas d'infection à Clostridium difficile (ICD).

La surveillance sur notre établissement des ICD rapporte 3 à 4 cas nosocomiaux par an.

La survenue en octobre 2006 de 3 cas presque simultanés dans 2 services de gériatrie nous a conduit à intervenir rapidement. Les 3 cas surviennent au décours d’une antibiothérapie et le diagnostic microbiologique met en évidence une souche de Clostridium difficile toxinogène, différente de la souche épidémique O27 .

Les mesures d’isolement géographique et technique ont été immédiatement mises en place. Le principe de limitation de l’antibiothérapie a été rappelé.

Les premières difficultés rencontrées sont d’ordre thérapeutique, les 3 patients vont rechuter 2 fois en l'espace de 7 semaines voire ne pas répondre au traitement initial par métronidazole. Une nouvelle cure de métronidazole et/ou un relais par la vancomycine a été proposé. Cette situation nous interpellant sur l’observance du traitement et les mesures de prévention chez un patient dément déambulant. Trois nouveaux cas sont en effet apparus dans le service accueillant ce patient dont le typage a montré qu’il s’agissait de la même souche. Et en corollaire les même difficultés de réponses thérapeutiques ont été observées.

Aujourd’hui la situation épidémique semble contrôlée au prix

                D’une part de mesures drastiques en matière d’isolement (regroupement des patients, équipe dédiée, formation)

               Et d’autre part d’un schéma thérapeutique complexe qui n’est pas sans poser de problème en terme d’observance, pertinence et pression de sélection.

 

Les fistules durales medullaires :une cause rare de troubles de la marche du sujet age.

Codreanu, C ; François  M-C, Lidy C, Benisty S Hôpital Fernand Widal

 

INTRODUCTION

Les fistules durales spinales sont des malformations vasculaires,  observées chez les hommes âgés de 50-70 ans et pouvant être révélées par des troubles de la marche d’aggravation progressive. Nous rapportons un cas de troubles de la marche secondaires à une fistule durale chez un homme âgé de 79 ans.

 

OBSERVATION CLINIQUE :

Un homme de 79 ans fut hospitalisé pour des troubles de la marche d’évolution progressive depuis 2 ans et le confinant au fauteuil roulant. L’examen clinique mettait en évidence un déficit moteur incomplet des deux membres inférieurs, prédominant à droite et sur les muscles distaux, associé à un niveau sensitif L2 et à une incontinence. L’IRM médullaire dorsolombaire montrait un aspect évocateur d’une fistule durale de niveau L1, confirmée par l’artériographie médullaire. L’’embolisation de la fistule durale a permis une amélioration partielle de la motricité des membres inférieurs. 

 

DISCUSSION 

Les fistules durales représentent une cause potentiellement curable de troubles de la marche chez le sujet agé. Leur diagnostic est  souvent retardé et difficile en raison du caractère parfois insidieux de la souffrance médullaire chronique. Leur traitement chez le sujet agé repose en général sur l’embolisation vasculaire.  .

 

CONCLUSION

Les troubles de la marche du sujet âgé ne sont pas une conséquence inévitable du vieillissement et doivent conduire à la recherche systématique d’un syndrome médullaire. 

 

 

Ingestat et préférences alimentaire en Unité de Soins de Longue Durée.

 

S Noël, A Rioult, H Safar, ML Josset, D Haguenauer

GH Ste Périne Chardon Lagache Chardon Rossini

 

Afin d’évaluer les préférences alimentaires et les ingestats réels de 35 patients d’une unité de Soins de Longue Durée, un questionnaire concernant les petits déjeuners, les déjeuners et les goûters a été élaboré à partir des observations de l’équipe soignante dans une démarche d’amélioration de la qualité. Sachant que les patients d’USLD ont majoritairement une atteinte cognitive, les questionnaire ont été remplis par les soignants auprès des patients à chaque repas à partir de leurs remarques spontanées ou comportements observés. Pour éviter la subjectivité des réponses soignantes , des questions ouvertes ont été conçues pour différencier les avis ou comportement observés des malades de l’opinion des soignants. Les questionnaires de type QCM abordaient les items suivant : conformités avec la fiche menu et l’état bucco dentaire, les insatisfactions, les ingestats réels et les conditions du repas.

Chez les 35 patients, sur une période de 7 jours, 182 questionnaires ont été recueillis pour le petit déjeuner, 199 pour le déjeuner et 26 pour le goûter.

 

Les principaux résultats retrouvaient, pour le déjeuner, une conformité du plateau avec la fiche menu et l’état bucco dentaire (le petit déjeuner et le goûter sont servis à demande).

Les insatisfactions (attractivité, quantité, cuisson, monotonie) s’avèraient peu évaluables en raison du très faibles taux de réponse. La quantité était jugée trop importante dans 92% des 52 questionnaires disponibles sur cet item (taux de réponse 26%). La cuisson au déjeuner était jugée satisfaisante dans 87% des 127 questionnaires disponibles (taux de réponse 63%).

Les goûters et le petits déjeuners étaient entièrement mangés à 90% et 76,1% (taux de réponse à 76,9% et 85,2%) alors qu’au déjeuner, seulement 25% des repas étaient entièrement mangés, 50% partiellement et 25% peu ou pas du tout (Taux de réponse 86%) avec une nette préférence pour les desserts, au détriment de l’accompagnement puis de la viande ou de son équivalent. Les patients mangaient pour la majorité sans aide et de préférence dans leur chambre, seuls.

Cette enquête a rendu possibles des propositions d’amélioration entre les services diététiques et les unités de soins, notamment la mise en place de réunion d’évaluation mensuelle des ingestats suivant l’évolution de santé des patients. De plus, elle témoigne de la difficulté à évaluer la satisfaction réelle de malades atteints de troubles cognitifs, aux capacités de communication réduites, sans prendre en compte la subjectivité des soignants.

 

 

 

 

 

 

Subjectivité et alimentation en USLD

S Noël, A Rioult, ML Josset, H Safar, D Haguenauer.

Groupe Hospitalier Ste Périne Chardon Lagache Rossini

 

 

Dans le cadre d’une enquête sur les préférences alimentaires et les ingestats dans une unité de soins de longue durée hébergeant 35 patients, des entretiens de recherche clinique ont été effectués auprès des quatre patients (deux lucides et deux ne présentant qu’une détérioration légère) dont les capacités de communication s’avéraient suffisamment préservées pour aborder les thèmes suivant : vécus des repas hospitaliers, différences ressenties entre les repas à domicile et les repas hospitaliers et représentations associées au plaisir dans l’alimentation.

Il se dégage, comme point commun aux deux types de patients, une perception des repas à l’hôpital indissociable des rythmes et contraintes de la vie en institution. La dimension plaisir dans l’alimentation est réduite à minima et elle reste assimilée à la vie passée au domicile. Elle est associée aux notions de liberté de choix, de maîtrise, de convivialité et d’originalité des plats.

Ces critères de convivialité et d’originalité se retrouvent dans le plaisir possible d’un repas hospitalier pour les personnes lucides (principalement lors de fêtes) alors qu’à l’inverse, la routine apparaît comme plaisante pour ceux qui présentent un déclin cognitif léger.

Dans les deux cas, les repas hospitaliers renvoient à la dimension utilitaire de l’alimentation, au sentiment d’être en vie. Ils sont de ce fait appréhendés comme un soin.

Les sujets lucides notent de manière positive des périodes d’amélioration de la qualité gustative des repas, avec le sentiment que l’institution leur porte alors une attention toute particulière.

Pour les sujets présentant un léger déclin, cet aspect n’est pas retrouvé : La seule liberté qu’ils semblent apprécier est celle de laisser ou de prendre ce qui est proposé. Leurs attentes semblent résider dans la manière dont est apporté le repas, c’est à dire comment l’institution aménage une situation de dépendance.

Ces entretiens montrent que les repas véhiculent à la fois une dimension subjective et une dimension affective. Les préférences et les ingestats pendant les repas hospitaliers traduisent aussi les émotions de ces sujets, confrontés à la maladie et au deuil de leur vie passé.

 

 

Prise en charge des patients atteints de maladie d’Alzheimer : intérêt d’une réflexion sur les pratiques

F. Moulin,Groupe des psychologues de la comission prise en charge non médicamenteuse des démences du CMRR d’île de France, A.S. Rigaud Hôpital Broca

 

Du fait du caractère chronique et évolutif de la maladie, de son impact sur la famille et des thérapeutiques médicamenteuses aux effets encore limités, le recours à des prises en charge non pharmacologiques reste une proposition complémentaire dont l’intérêt n’est plus à prouver. Les approches sont nombreuses, cognitives, psychosociales, psychosensorielles, psycho-corporelles,  psychothérapiques… et les pratiques diversifiées. De plus en plus, ces approches s’adressent aux patients mais aussi à leurs aidants naturels, voire à la famille. Avec l’évolution de la maladie, les besoins des malades changeront et il faudra pouvoir s’y adapter dans le meilleur intérêt du patient et des familles. Une réflexion approfondie sur nos pratiques et un travail d’évaluation de nos actions devraient permettre l’optimisation des prises en charge en fonction des besoins actuels des patients. C’est aujourd’hui l’un des objectifs prioritaires de la commission « prise en charge non pharmacologique des patients atteints de maladie d’alzheimer » du cmrr.

 

Unité de soins de longue durée : Démence et symptômes psychologiques et comportementaux

Docteur Johanna Ropert, Professeur Anne-Sophie Rigaud, Docteur Véronique Lefebvre Des Noettes, Docteur Olivier Henry, Docteur Fanou Guegj. Hôpital Emile Roux

 

Les objectifs sont :

-        d’approfondir le profil des patients proposé par l ’enquête « AGGIR, Morbidité, Soins »  en unité de soins de longues durées, en précisant l’ensemble des pathologies « actives », la sévérité de la démence, la prévalence, l’intensité et le retentissement des symptômes psychologiques et comportementaux.

-        De comparer ce profil à celui des résidents d’EHPAD et les résultats sur ces symptômes en institution à ceux de 6 études de la littérature chez des patients ambulatoires.

 

Les 102 patients sont très âgés (âge moyen 86 ans) & fortement dépendants (75 % totalement dépendants), poly pathologiques (moyenne à 6,4 pathologies actives par patient). 90 % souffrent d’une démence souvent sévère (54 % ont un MMSE inférieur à 15). 77 % ont au moins 3 troubles psycho comportementaux, 50 % souffrent d’apathie, de dépression, d’anxiété, d’agitation. Ces symptômes sont constants, multiples et sévères et se majorent avec la sévérité de la démence, en particulier l’agitation, les comportements moteurs aberrants et l’apathie. Par contre ils sont peu liés aux : sexe, âge, dépendance, morbidité, cause de la démence, traitements. Nous notons une poly médication (6,5 par jour) et une sous prescription du traitement de la démence (1 patient sur 4 traité).

 

Plusieurs indices sont en faveur d’un terrain significativement plus fragile que celui des résidents d’EHPAD, mais il n’existe pas d’enquête récente aussi complète sur ces établissements.

La démence et les symptômes psychologiques et comportementaux sont une composante essentielle de la prise en charge de ces patients, qui mériterait d’être réévaluée avec un traitement optimum. Ceci permettrait de définir les institutions les plus adaptées pour accueillir ces personnes âgées.

 

 

RESEAU MEMORYS RESEAU GERONTOLOGIQUE VILLE – HOPITAL 5ème, 6ème, 13ème Arrondissements De PARIS Pierre Bert(1) , Hélène Blaquart(1) , Aminthe Rocca (1), Solène Thevenet(1) , Pia Garrigue(1) , Sandrine Mandoula(1), Jean-Constantin Amadei(1) , Gudrun Schone-tamisier(1) , Marie Bouchaud(1) (2), Christian Freynet (1) (2), Françoise Leblanc(2), Raoul De Plinval(2), Sylvie Lemonnier(3), Marie-Liesse Faure(4), Christiane Brison(4), Didier Maufroy(5) Nathalie Vergne-Labro(1) , Anne-Sophie Rigaud(1) (1) Réseau MEMORYS, (2) Point Paris Emeraude , (3) SSIAD 6ème, 60 Rue Saint André Des Arts 75006 PARIS, (4) FOSAD, (5) Association MEDICINQ.

 

Problématique : Sur les 5ème, 6ème et 13ème arrondissements de Paris, 55 251 personnes ont plus de 60 ans et 21 665 plus de 75 ans. 93.8 % des médecins généralistes rencontrent des difficultés dans la prise en charge des patients en perte d’autonomie vivant à domicile ou en EHPAD. Le réseau de santé MEMORYS a été créé pour aider le médecin généraliste dans l’évaluation et la prise en charge de la perte d’autonomie du sujet âgé fragile ou dépendant de plus de 60 ans.

 

Objectifs : Le réseau participe à l’amélioration des conditions du maintien au domicile et permet d’éviter les hospitalisations non justifiées aux urgences ainsi que les institutionnalisations non préparées. Par le soutien du patient dépendant et de son entourage, il contribue à prévenir l’épuisement des aidants. En cas de nécessité d’hospitalisation, le réseau facilite le parcours coordonné du patient avec admission directe dans le service adapté et permet de diminuer la durée d’hospitalisation. Une formation continue des professionnels en Gériatrie est proposée en lien avec une association agréée de Formation Médicale Continue (MEDICINQ).

 

Moyens : MEMORYS met à disposition des médecins traitants une permanence téléphonique. Après vérification des critères d’inclusion (zone géographique, critères médicaux, accord du patient et du médecin traitant), l’équipe médicale du réseau réalise l’évaluation médico-psycho-sociale du patient au domicile selon la méthodologie de l’Evaluation Gériatrique Standardisée. Une réunion de coordination est ensuite programmée avec le  médecin traitant pour adaptation du traitement et des aides au domicile. Le réseau assiste ensuite le médecin traitant dans le suivi médical et la coordination des aides.

 

Résultats : L’activité a débuté le 2 novembre 2006 dans le cadre d’un financement par la Dotation Régionale de Développement des Réseaux (DRDR). Au 21 décembre 2006, 96 signalements ont été reçus et 72 patients sont en file active.

 

 

 

 

 

 

 


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